Le guide pour la sécurisation foncière sur les aménagements hydro-agricoles au Niger validé et prêt à l’emploi

Les acteurs de l’irrigation et du foncier rural au Niger, réunis les 16 et 17 juin à Konni, ont validé le guide qui permettra de conduire les opérations de sécurisation foncière sur l’ensemble des périmètres irrigués du territoire national. Le guide a été réalisé par l’office national des Aménagements hydro-agricoles (ONAHA) en collaboration avec la Global Water Initiative (GWI) sur la base d’une activité pilote menée à Namardé Goungou.

Cérémonie ouverture Atelier Konni III

Les 16 et 17 juin 2017 a eu lieu à Konni au Niger, sous la présidence du représentant du Ministre de l’Agriculture et de l’élevage, l’atelier de présentation et de validation du guide de sécurisation foncière sur les aménagements hydro agricoles au Niger – à partir de l’expérience pilote de Namardé Goungou. Il a vu la participation d’environ quatre-vingt représentants des acteurs nationaux concernés par la question foncière sur les périmètres irrigués : l’État et les collectivités territoriales, les services techniques, les autorités coutumières, les producteurs et coopératives, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers.  

 « L’agriculture irriguée est une des options que le Niger a adoptée pour accroître les productions et lutter contre l’insécurité alimentaire. À travers la Stratégie de l’Initiative 3N (Les Nigériens Nourrissent les Nigériens) qui constitue la référence pour les interventions en matière de développement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’État nigérien s’est  donné comme ambition d’accroître la contribution de l’irrigation et de la collecte des eaux de ruissellement à la production agricole nationale  en  portant  les  superficies  sous  irrigation  de  85 000  à 125 000 hectares. » M. M. Boubacar Goubé Illiassou, Secrétaire général adjoint, représentant  du Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage

La sécurisation des terres irriguées constitue un point essentiel pour la réussite des objectifs de l’État du Niger et en même temps pour la sécurisation des exploitations familiales. Le guide validé sera donc un outil précieux pour l’ONAHA qui conduira des opérations de sécurisation pour l’ensemble des AHA sur le territoire national.

« Sur les AHA réalisés par l’État, aucun document juridique constatant d’une part la propriété de l’État via leur immatriculation, et d’autre part les arrangements passés entre l’État et les attributaires, n’a été délivré, malgré les dispositions prévues par la loi, à l’exception du périmètre de Saga. Cette situation met en danger la durabilité des aménagements car leur légitimité peut être remise en question par les anciens détenteurs des droits fonciers et en conséquence rend précaire le futur des exploitants. » M. Aliou Kouré, Directeur général de l’office national des Aménagements hydro-agricoles

Le guide, élaboré par une équipe d’experts nationaux avec l’appui du Groupe de recherche et d'échanges technologiques (GRET), vise à faciliter la mise en œuvre sur le terrain et la généralisation des opérations de sécurisation foncière sur les AHA existants au Niger. Il a aussi vocation à appuyer la réflexion pour la sécurisation foncière des futurs périmètres irrigués et de leurs exploitants.

« La Global Water Initiative a soutenu l’ONAHA entre avril 2015 et juin 2017  dans une opération pilote de sécurisation foncière à Namardé Goungou qui a permis de délivrer un titre foncier couvrant les 362 ha de l’AHA et bientôt de signer des contrats sécurisants avec ses 800  exploitants environ. Le guide est le résultat de cette expérience participative et sa validation constitue un pas important pour son appropriation et son utilisation au niveau national. » Jamie Skinner, Directeur de la Global Water Initiative (GWI).

Organisé par l’ONAHA en partenariat avec le Haut-Commissariat à l’aménagement de la vallée du Niger (HCAVN) et la Global Water Initiative (GWI), mise en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED), l’organisation de l’atelier a été possible à travers le cofinancement de la Fondation Howard G. Buffett et de l’Agence Française de Développement (AFD).

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